MAYEMBÉ MALAYIKA, l’autre voix de l’afrosoul qui nous vient Outre-Rhin

MalayikaLa scène afrosoul-allemande s’enrichit d’une nouvelle voix : celle féminine et bien chaude de MAYEMBÉ MALAYIKA. Une scène, selon Jürgen Spiess*, certes encore sous la domination des voix masculines mais qui de plus en plus voit arriver les voix de ces dames à la peau sombre nées en Allemagne, qui y vivent et qui se font de plus en plus pressantes. Le propos de Jürgen Spiess prend tout son sens lorsqu’on se réfère aux NNEKA ou AYO pour ne citer que ces deux là dont les voix portent et leurs échos de très loin, dépassent les frontières de leur pays et continent de naissance.

Une trajectoire personnelle pas à l’image de celle de nombreux enfants, la congolaise-allemande MAYEMBÉ MALAYIKA a su résister, trouver sa voie par ses cordes vocales et retrouver l’essentiel : c’est- à -dire partie de ses racines et non des moindres, ses racines africaines. African Soul, Africanization et surtout Father, de son premier album Pan-African Soul.

Pan-African Soul? Le titre de l’album affiche parallèlement la couleur et explique le choix de celles choisies pour la pochette par Malayika. Des couleurs qui ne trahissent pas, qui en disent plutôt long sur ce que souhaite exprimer son auteur dans ce premier opus polyrythmique. Tout comme la chanson Congo, à son Congo paternel dédiée, continue de nous informer sur ce pour lequel, la belle a choisi d’engager sa voix.

Malayika

©Afrika Tage Wien|M.Malayika

Pan-African Soul, 10 titres qu’elle a su définir de la plus belle des manières: “The voice within myself is breaking the silence.Today I’m finally following my cause .” Si on pouvait s’autoriser quelconque appréciation, Pan-African Soul, c’est un peu comme lier l’agréable à l’essentiel. La quarantaine sonnée, Pan-African Soul est bien la preuve que l’Afrique parle en MAYEMBÉ MALAYIKA, est décidément la nourriture de sa conscience, elle qui se veut entière, comme elle le proclame.

En écoute “Congo”

*Citation du journaliste Jürgen Spiess, dans le TAGBLATT ANZEIGER „… Zwar beherrschen noch immer männliche Sänger die Szene. Aber zunehmend machen auch Frauen mit dunkler Hautfarbe, die in Deutschland leben und geboren sind, von sich Reden “