Manu Katché nous embarque dans Unstatic.

Imprévisible, insaisissable et insatiable Manu Katché…,toujours à nous surprendre ; à agréablement nous surprendre. Des fûts à la télé, de la Pop/Rock au Jazz, Manu Katché est dans l’action, dans le mouvement, dans le voyage et sait se fondre dans son environnement. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le batteur est tout sauf statique. Il fait plutôt preuve de cohérence, de stabilité dans son mouvement. Et c’est ce qu’il démontre dans l’album (co-production) à sortir au mois de mars prochain chez Anteprima production, au nom de : Unstatic.

Déjà !? Interro-exclamation que l’on pousse, lorsqu’on entend Manu Katché faire la présentation des musiciens qui ont pris part au projet Unstatic. Signe que nous sommes à la fin du disque. C’est ce que nous disions, avec Manu Katché, on n’est pas à l’abri d’une surprise. Pourtant, ce sont quand même 9 pistes qui ont coulé, avec des longueurs conséquentes ; si on excepte l’intro de 2 :22 (qui vous transporte vers le soleil…) et la dite présentation de 3 :19.

Manu Katché

©Tribune2lartiste.com/ Manu Katché

 

C’est cet effet de surprise qui interpelle dans ce disque. La surprise de sortir de cette espèce enivrement dans lequel on est embarqué dès les premières notes. Parce que Unstatic est si fluide; et dans sa dynamique, il nous transporte. On est emballé, on est captivé et puis…, comme dans un rêve qu’un bruit impromptu vient brusquement interrompre, on est interpellé par cette présentation de fin.

Alors on le remet en écoute ininterrompue pour faire durer le plaisir, pour prolonger le voyage. On revoit sonorement Tore Brunborg, Luca Aquino et Nils Langren respectivement aux saxophones, à la trompette et au trombone, pousser, souffler… comment Ellen Andrea Wang, majestueusement installée à la basse, encadre ; tandis que Manu rythme le tout aux fûts, en même temps que Jim (James) Watson au piano, subtilement, nous fait digérer l’ensemble par un toucher chatoyant…On a l’impression d’assister en direct, à l’éclosion d’une fleur. C’est ce que les voix mélangées de Manu et d’Ellen Andrea nous susurrent dans Blossom (piste 5) par exemple…

Unstatic est comme ce voyage qu’on entreprend, dont on ne s’est absolument pas rendu compte de la longueur. On n’a pas vu le temps passer, puisqu’on ne s’est pas ennuyé une seule seconde. On est juste surpris d’être arrivé à destination ; et en même temps, déçu qu’il se termine, tellement il a été agréable. Dans Unstatic, on voyage ; mais on voyage surtout bien.

Unstatic fait partie de ces albums de musique, capables de vous extraire de la morosité de la réalité pour vous plonger dans le ravissement. On n’est pas heurté par une quelconque turbulence. Les pistes s’enchainent sans qu’on ne soit bousculé, la température est maintenue en l’état initial. Le cap est respecté, avec le souci d’amener l’auditeur-mélomane à la bonne destination. On est en présence d’une séduisante et rafraichissante poésie jazz, et musicale tout simplement.

Le 07 avril prochain, en compagnie de quelques uns de ses friends, Manu Katché donnera un concert à l’Olympia. On compte déjà parmi quelques noms le chanteur et bassiste Richard Bona, le chanteur et guitariste Raul Midon, la chanteuse Noa, le chanteur Sting etc…

En écoute:”Introducción” img008