Corbeille T2A

“Sin Etiqueta”, l’étiquette de Virginia Guantanamera.

Cubaine de Guantanamera de naissance, aujourd’hui citoyenne des îles Canaries (Espagne), c’est depuis l’age de 17 ans qu’elle officie professionnellement comme artiste-musicienne. Virginia Orihuela alias Virginia de Guantanamera, comme l’indique son nom, porte toujours en elle, son Cuba natal.

Issue, comme la plupart de ses compatriotes des moules formateurs des institutions cubaines de musique, dont la Escuela Nacional de Arte en Cuba.Virginia s’est spécialisée dans le chant. Et aux cotés des personnalités telles que Célia Cruz, Omara Portuondo, Oscar D’ Léon, il n y avait pas meilleur champ d’application pour affûter ses armes et s’aguerrir. Sans occulter ses passages auprès des formations de l’orchestre national de la Télévision nationale (IRCT), Los Van Van…Un pedigree qui octroie une légitimité certaine.

©Tribune2lartiste.com/Virginia Guantanamera

 

35 années de carrière artistique supposent également, pour une artiste sérieuse, travailleuse, ouverte d’esprit, un répertoire conséquent. Et Virginia s’inscrit dans cette catégorie. Un répertoire qui est un savant brassage des influences culturelles et prête une particulière attention au bon goût et à la finesse.

Musicalement installée en 2003 dans l’archipel où elle se fait distinguer par ses qualités vocales, en 2012, elle est consacrée aux Premios Internacionales Cubadisco, pour son premier opus.Entièrement subventionné par le gouvernement de l’archipel,et sorti en 2011 au titre révélateur de Sin Etiqueta, la carrière solo de Virginia embrasse un autre tournant et l’installe comme artiste musicienne d’envergure.

Album qui décrit sa véritable personnalité. C’est-à-dire, une artiste musicienne versatile qui, par ses qualités vocales, dont la plus marquante est la souplesse, lui permettent de fidèlement épouser tous les styles avec beaucoup d’aisance et de brio. Du son de ses racines, au jazz, en passant par la salsa, le boléro et tous les rythmes latinos, Virginia Guantanamera, de son talent, les éclabousse dans cet opus qui porte bien son nom. Dix pistes qui sont toutes, de subtils actes de séduction. C’est juste un album de musique, à consommer comme tel sans lui apposer quelconque étiquette. Bravo l’artiste !

En écoute, extrait de El Sabroso:

Jean-Jacques Dikongué

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Jean-Jacques Dikongué

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