Omar Sosa et Souad Asla dans “SAHRAVANE”
C’est Charlie Parker qui, dans un déclaration fort à propos disait: “They teach you there’s a boundary line to music. But man, there’s no boundary line to art“. Et ceci est d’autant plus vrai, lorsqu’il s’agit d’une même expression artistique qui s’ouvre à d’autres horizons, même ceux que l’on pensait impossibles à faire cohabiter.
Ce qu’une fois de plus, l’infatigable bâtisseur des passerelles musicales et prolifique pianiste, vient d’en faire, une fois de plus, la démonstration, dans une collaboration avec une jeune héritière de la tradition gwana dans un projet, au nom de SAHRAVANE.
OMAR SOSA incarne, aux yeux de beaucoup, la générosité, le partage, l’écoute, la disponibilité. Ce qui en fait, une discographie qui offre une très grande variété d’écoute, d’une forte transculturalité qui, sans aucun doute, traduit la très grande ouverture d’esprit de ce pianiste, boulimique de travail, et friand des expérimentations.
SAHRAVANE”, une curiosité lexicale ne vous dit surement pas grande chose, et c’est compréhensible. Pourtant, il cache une réalité musicale et scénique de toute beauté. Mais lorsqu’on essaye d’y voir clair et faire travailler sa curiosité, on sait y voir ou lire une contraction de deux réalités, le Sahel (Sahara) et la Havane…
SAHRAVANE, une invitation que nous adressent le pianiste cubain et la flamboyante SOUAD ASLA et sa formation de femmes (Lemma), qu’accompagnent la percussion du vénézuélien GUSTAVO OVALLES.
Sur scène SAHRAVANE est un délice pour l’ouïe et les yeux, et ne laissent aucunement indifférent, les autres sens.

