“NEW-ROOTS”  d’Ayanna Witter-Johnson, lorsque s’exprime l’esprit des ancêtres.

Quatre EPs, et six ans après Road Runner son premier album paru en 2019 sur son propre label, Ayanna Witter-Johnson a officialisé le 18 septembre 2026, la sortie de NEW ROOTS son troisième album studio, trois ans après Ocean Floor son second opus. Le moins que l’on puisse dire, est que la londonienne fait montre d’une certaine fécondité et régularité.

Celle qui se définit comme :” Je suis une vieille âme qui redécouvre des sagesses ancestrales. Je suis une bougie qui apprend, heure après heure, à brûler d’un éclat toujours plus vif. Je suis joie et tristesse, calme et tumulte, hauts et bas…” s’offre et offre à son public, un savoureux voyage musical, dont l’inspiration est nourrie par la voix/voie des anciens.

La jamaico-britannique dont le nom (Ayanna), d’origine Yoruba, signifie belle fleur, a fait de ses racines, de sa spiritualité, l’ADN de sa musique, et les arabesques qui en découlent, le fruit des caresses issues des cordes de son violoncelle ou des touches de son jeu au piano. Aussi bien influencée par Nina Simone, India Arie que Bob Marley, la spiritualité irrigue ses œuvres. De même qu’elle se nourrit des différents univers stylistiques tels que le gospel, le reggae, le classique, le jazz, etc…, construisant ainsi une passerelle sonore aux couleurs variées et éclatantes. Dans l’interprétation ou dans la composition, la musique d’Ayanna corrèle l’histoire et l’innovation.

Il faut pouvoir parcourir l’univers d’Ayanna pour mieux la cerner et en extraire la subtile substance. Pour cela, s’extirper de la forte tentation de l’enfermer dans le classique, comme c’est un peu la tendance, se basant uniquement sur sa très solide formation musicale et dans le classique en particulier, puis sa pratique du violoncelle, est le préalable. Cette gymnastique faite, vous découvrez enfin la véritable Ayanna Witter-Johnson, un caméléon musical, qui épouse avec fidélité les surfaces musicales qu’elle aborde.

NEW ROOTS, 10 pièces qui démontrent à suffisance, qu’Ayanna Witter-Johnson fait définitivement partie de cette nouvelle génération de musiciens afrodescendants de la bouillonnante scène londonienne, appelés à imprimer les contours des nouvelles tendances de la musique.

 

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