Dans une de ses chansons, un chanteur populaire du Cameroun, parlant du savoureux et du gouteux du makossa (musique urbaine et non traditionnelle), dit ceci: “Le makossa est comme le ndolè, qu’on le veuille ou pas, on y succombe…”. A la véracité de cette égalité ou alors identité, telle qu’établie par ledit chanteur, ils ne sont pas nombreux à y échapper. Du plaisir gustatif au déhanchement, le ndolè (met bien prisé au Cameroun et essentiellement identifié aux sawas ) et le makossa produisent l’effet d’addiction et peuvent être des sources d’inspiration en tous genres.
Le 08 février dernier à l’I.F.C de Douala, c’est ce que le virtuose de la guitare Lionel Loueke, dans une majestueuse prestation, a eu à confirmer. Oui, comme il est souvent dit ici au Cameroun, il a confirmé le code. Il n’a surement pas dit où et quand il a succombé au charme de ce met, par contre, il en a été si bien inspiré, qu’il en a fait un makossa à la gloire de ces feuilles amères qui, sans une excellence dextérité culinaire… peuvent vous dégouter même d’un déhanchement après consommation. Le frustré bassiste et percussionniste a su, de ses notes guitaristiques, en faire un tout digestif pour le bonheur de l’ouïe.
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