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Ciara Thompson et “The Buttshakers”.

Qu’on le veuille ou non, la scène, pour tout artiste-musicien, reste l’unité de mesure par excellence pour attester de sa qualité. En même temps, qu’elle constitue l’une de ses meilleures vitrines, elle est sa surface d’exposition et d’expression. Ce n’est pas anodin si l’expression bête de scène est plutôt positivement employée pour désigner les performances d’une artiste-musicien/ne de haut vol.

Il est important de souligner, qu’on a connu et on connaîtra encore, des artistes musicienNEs avec de “bons albums”; mais, incapables de les soutenir sur scène. Comme il y en a qui se glorifient d’être de “bons musiciens” , mais avec zéro scène au compteur. Tout ceci démontre la difficulté de la scène, qui finalement, est un art à part entière. Il n’est pas donné à n’importe qui de monter sur scène et de la dompter. Cela pourrait s’avérer un exercice très périlleux. C’est pour cela que, le mot PERFORMER ne saurait être mis à côté de tout artiste musicien. Autrement dit, on devrait davantage accorder du respect à celles et ceux qui réussissent la prouesse d’accomplir l’exploit d’un album de qualité et de le sublimer sur scène.

Ciara Thompson

Oui, une performance sur scène, peut conduire à la découverte d’un album. Tel a été le cas pour nous, avec la magnifique Ciara Thompson, du groupe The Buttshakers. Pour résumer, Ciara Thompson est ce que l’on nomme, une véritable bête de scène. Vocalement au top, une énergie et une présence qui ne sont pas loin de rappeler celles des défuntes Tina Turner ou Sharon Jones, l’américaine est la pièce maîtresse de ce groupe au nom très curieux….Mais, une fois que l’on a vue, Ciara Thompson sur scène, le nom du groupe revêt tout son sens. Elle est sauvage dans le bon sens du terme ; loin de domestiquer son ce brut, cette énergie; elle les sublime dans leur état naturel. Tel un fauve, elle bondit sur sa proie et dicte sa règle.

The Buttshakers

Partis en traînant les pieds, nous en sommes ressortis bien requinqués du concert de ce groupe, car à elle seule, Ciara Thompson est le fortifiant qui donne envie de consommer du Buttshakers. C’est à se demander, que deviendrait ce groupe sans son diamant Ciara, tant son empreinte est prégnante.

Jean-Jacques Dikongué

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