Justin Kauflin, un pur talent.

Certes plus âgé que son compatriote et collègue Matthew Whitaker, ils partagent néanmoins beaucoup de choses, dont le handicap visuel et la passion pour leur instrument. Mais, et c’est d’ailleurs ce qui fait leur force et les caractérise davantage, c’est leur immense talent et leur virtuosité en tant que pianistes.

A l’instar des Alfredo Rodriguez (pianiste cubain), Andréas Varady (guitariste slovaque) et Nikky Yanosfky (chanteuse canadienne), Justin Kauflin fait partie de cette jeune garde de musiciens sous la protection et le regard attendrissant de Quincy Jones.

Kauflin on stage at Jazzahead

©Tribune2lartiste/ Justin Kauflin

 

Définitivement privé de vue à l’âge de 11 ans par une maladie rare, le jeune garçon n’a pour autant pas été freiné dans son ascension, encore moins dans son ambition. Bénéficiant d’une bourse d’étude pour l’université William Paterson dans le New Jersey, la légende du jazz, le trompettiste Clark Terry (décédé le 21 février dernier) le prend sous ses ailes. D’ailleurs un documentaire à ce sujet  » Keep On Keepin’ On » produit par Quincy Jones, nous en apprend un peu plus, sur le rapport entre le passeur de connaissances Clark Terry et son protégé. De la même manière qu’il (Clark Terry) influença des années auparavant, Quincy Jones et autres Miles Davis…

C’est donc aisément que l’on peut saisir la relation qui existe entre Justin Kauflin et mister Q, et comprendre que ce dernier produise l’excellent sophomore « Dedication » de son protégé. Album sur lequel nous reviendrons un peu plus tard. Mais une chose est vraie, Justin Kauflin est une merveille qu’on a autant de plaisir à écouter sur disque et à voir sur scène.