SHOW-Business et non HIDE-Business

Et si c’était parce que certains, et notre propos s’emploie ici à viser les artistes musiciens africains vivant hors du continent, n’ont pas compris ce que Show business signifie en réalité et dans le contexte actuel ? Continuant leur sommeil dans une vision anachronique de ce concept et surtout engoncés dans l’illusion que leur procure la réalité des réseaux sociaux et en l’espèce Facebook.

Le réel se fout éperdument de la popularité du virtuel, bien que se nourrissant de ses informations.

Car il est plus facile d’être virtuellement célèbre dans ce media, de se persuader d’être le meilleur, le plus beau et penser que c’est le reflet de la vérité des faits.  Disons-le de go, La réalité du virtuel est différente de la vérité de la Réalité. Si le virtuel a le mérite de bercer, d’entretenir les illusions ; le réel lui, a l’ingrate mission de les réveiller et de les confronter à la dure loi des faits. Aux antipodes des louanges et des flagorneries en tous genres.

Il n’est pas rare, parcourant le réseau social Facebook, de rencontrer des incorrections, pour ne pas dire des incongruités. Ceux des artistes musiciens qui ont su tirer leur épingle de jeu dans leur environnement, être la cible d’autres qui pourtant, revendiquent à cor et à cri être meilleurs, mais malheureusement sans répercussion aucune. Ce fait n’étant reconnu que par les seuls amis facebookiens, et encore ! Ceux des artistes ayant la réussite, la visibilité se voient assignés des missions communautaristes, des obligations, etc.

Ce qui ne serait pas une mauvaise chose en soi, si pendant la recherche de cette visibilité, ils avaient reçu de la part des autres, encouragements, motivations. Que nenni ! Généralement, railleries et envie de les voir ne pas réussir accompagnent ce parcours du combattant vers l’objectif. Ne devant leur réussite qu’à la seule volonté qui les habite. Au nom de quoi se doivent-ils en retour de se plier aux injonctions de ceux qui hier, les moquaient ?

De même qu’il n’est pas rare de voir cette véhémence éristique se déployer avec beaucoup d’assurance ; non pas en réalité pour critiquer les fonctionnements de telle ou telle autre instituions, mais juste s’en servir pour viser ceux qui y sont et bénéficient des avantages inhérents. Car à la vérité, le vœu secret de ceux qui formulent ces critiques, est de faire partie de l’institution ; malheureusement comme ils n’y sont pas pour un tas de raisons, dont la première est l’invisibilité du travail, alors on accable tous azimuts. On assène même parfois des contrevérités, pour le grand bonheur du fan club. Sauf que tout ceci ne change en rien la réalité des faits. Ils demeurent insensibles et cruels au demeurant.

 

©Tribune2lartiste.com

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Show-business aujourd’hui encore plus, rime avec exposition; ne pas y tenir compte, c’est faire le choix de sa mort.

Le Show-business évolue avec et s’adapte à son temps et ses réalités. Cela peut ne pas paraitre évident à l’ œil du profane (on peut être musicien et ne pas connaitre, ni comprendre le fonctionnement de l’industrie musicale), mais les monopoles tombent. Il est révolu le temps ou ces requins s’accaparaient de tout. Et l’artiste-musicien de cette époque travaille pour son indépendance. Il lui arrive même d’imposer ses desiderata. Mais pour cela, il faut au préalable, avoir pris le temps d’étudier son environnement. D’ailleurs, les rappeurs avaient bien avant tout le reste, compris et initié le phénomène. Ils ont initié leur émancipation des maisons de disques et autres labels, pour devenir des patrons à part entière.

Le Show-business aujourd’hui, c’est l’exposition à outrance, mais dans les règles de l’art et par un travail fourni par l’artiste-musicien lui-même, à un fort pourcentage. Il peut, s’il le veut (a-t-il autre choix !?) être une entreprise à lui tout seul, c’est-à-dire s’entourer des éléments qui concourent à son éclosion. Mais tout ceci est un vrai investissement et demande donc de la générosité dans l’effort et envers les autres aussi. On ne peut pas faire l’économie des moyens et prétendre accéder à l’objectif. Mais l’exposition, la recherche des vitrines d’exposition, est aujourd’hui l’une des priorités de tout artiste musicien consciencieux, afin d’être vu, entendu et peut-être faire partie des élus par un label pour, être invité à un festival etc…si tel est le but pour lequel vous vous investissez.

Cela veut dire donc faire des concerts, des présences dans les festivals, une présence médiatique de tous les instants, efficace et ciblée, et non pour des conneries, avoir une actualité. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui une aubaine pour cela et offrent des opportunités insoupçonnables qui avant n’existaient pas, et susceptibles d’ouvrir des portes à priori inaccessibles. A la condition de les utiliser dans la bonne direction. C’est-à-dire créer un espace spécialement dédié à cet effet.

Que vous estimiez être le plus doué, le plus talentueux, meilleur que ceux qui sont aux endroits que vous vous convoitez aussi être, que vous pensiez avoir le meilleur produit (disque ) qui soit, si vous n’êtes pas visible, alors vous n’êtes qu’une brillante lanterne sourde. On vous ignorera, parce qu’on ne vous connait pas. Ceci malgré votre popularité facebookienne. Parce que ce ne sont pas vos amitiés, dans la plupart dans la flagornerie, qui décident; mais ceux dont c’est le métier, ceux qui ont ou gèrent les structures. C’est aussi simple que cela. Devenez donc une structure ou alors intégrez les règles de votre environnement afin de vous rapprocher de l’objectif.

L’exposition, elle passe par plusieurs canaux ; vous pouvez en être un. Vous n’êtes pas dans les tuyaux des « conventionnels », créez vos évents, créez votre actualité, nourrissez-la par des idées originales, novatrices. Cela est possible; mais à une condition, faites-le bien. On ne peut pas être dans un environnement et refuser de le comprendre, refuser d’adopter ses codes ou de les adapter à sa sauce. Faites un travail de réseautage. Investissez  dans des domaines que vous  ne maitrisez pas. Car le gros problème de l’artiste africain francophone en général, c’est son refus systémique, sa pathologie systématique à mettre la main dans la poche pour s’offrir des services. Ceci est d’autant plus criard, lorsque ce service est offert par un autre africain. La notion de win-win ne fait pas partie de sa vision des choses. Tout pour lui, rien pour les autres, mais en prenant au préalable votre travail pour acquis, selon le sacro saint principe de la mythique solidarité africaine. Pour arriver donc au résultat escompté, il faut un bel esprit et avoir établi la paix avec soi-même. Votre visibilité est aussi le reflet de votre âme et dépend de votre organisation.

 

 

* L’image business est de virgin-media-business.