Tony Tixier poursuit son rêve avec beaucoup d’assurance.

Il doit sûrement avoir un effet bonifiant en tant que musicien, de résider un tant soit peu à New-York et de s’imprégner de cet esprit musical qui, selon les propres aveux de ceux qui l’ont fait, y règne et vous transfigure lorsque vous décidez de franchir le pas, pour atteindre un nouveau cap. A condition d’être aussi un bosseur, soit dit en passant.

©Tribune2lartiste.com/Tony Tixier

 

C’est le cas du jeune pianiste martiniquais, résidant depuis quelques années dans ladite ville de New-York, qui en est un autre témoignage élogieux parmi tant d’autres. Le natif de Montreuil, a davantage étoffé son background pour, de l’avis de nombreux témoignages, compter parmi les meilleures pianistes de sa génération. Artiste précoce et en même temps rebelle, le jazz est sa vie, selon ses propres dires. 4 albums à son actif comme leader, dont le dernier au titre nom moins évocateur et révélateur de « Dream Pursuit » et de nombreuses collaborations ; comme celle dans Roz Jeriko de sa compatriote Véronique Sambin, Tony s’installe et s’affirme.

C’est ce qui a été donné au public de vérifier lors de sa prestation en trio au Club de minuit, dans le cadre du festival jazz à Vienne. Accompagné de Karl Mc Comas-Reichl à la contrebasse et de Tommy Crane à la batterie, Tony a su captiver son auditoire, confirmant les bonnes appréciations de la critique. Avec Tony Tixier, Gregory Privat et bien d’autres aux embuscades, à la suite des Marius Cultier, Thierry Vaton ou Mario Canonge, c’est aussi cette longue liste des musiciens antillais qui continuent d’enrichir et de nourrir le jazz en général et français en particulier.