Dionne Warwick enchante et éclabousse de toute sa classe, le public du Congress Center et clôture le Musikmesse Festival 2018.

Après Al Jarreau, Oleta Adams, l’honneur a été fait à Dionne Warwick (Marie Dionne Warrick de son vrai nom), de conclure les 4 jours (dont 60 concerts) de la Musikmesse Festival. C’est dans une salle archicomble du Congress Center (privilège réservé aux…) que la diva Dionne Warwick, accompagnée de sa formation (Piano, Clavier, Bass et Batterie) que complète la nouvelle formation philharmonique de Francfort, a donné le dernier tour de chant, clôturant ainsi la troisième édition de la MusikMesse Festival.

Pour la petite histoire, curieux coup du destin, ou alors coïncidence, fait est que: l’auteur de Don’t Make Me Over, cinq fois primée aux grammy awards et cousine de Whitney Houston, grâce, ou à cause d’une coquille dans l’attribution du crédit dans la pochette de l’album, a vu son nom changer de Warrick à Warwick. De plus, de 1971 à 1975, accordant une importance certaine à la numérologie, elle rajoutera la lettre “e” à son nom Warwick, pour donner Warwicke.

Le public francfortois a pu se rendre compte que, du haut de ses 77 printemps (78 printemps le 12 décembre prochain), Dionne Warwick a démontré qu’elle n’a rien perdu de sa classe et surtout de son immense talent de chanteuse. Elle est et demeure la parfaite synthèse de tous les styles. Quelqu’un disait à son endroit : Dionne Warwick se définit plus facilement par ce qu’elle n’est pas, que parce qu’elle est. Technique imparable, c’est avec une déconcertante aisance que l’inclassable a parcouru le répertoire qui était le sien en cette soirée du 14 avril, pour littéralement assommer le public. L’expérience et la maîtrise compensant le tonus qui était le sien dans les années passées.

Dionne Warwick /©Tribune2lArtiste

 

Abordant tous les styles, arborant toujours son radieux sourire, Dionne Warwick se délecte et captive davantage son audience. Elle l’entretient, le tient en haleine de tout temps. Le clou de la soirée arrive, lorsqu’en duo avec son multi-instrumentiste et redoutable vocaliste de fils, David Elliot (à la batterie), ils nous gratifient de: Say a little pray for you.

Comme elle le racontait sur scène, parlant de Samy Davis Junior qui la surnommait “Baby girl”, lui avait dit: “Nous les entertainer, vivons des applaudissements du public.”Le public de Francfort ne s’est pas trompé en lui octroyant un standing ovation bien mérité, nourri et sincère. Ne nous laissons pas leurrer par le côté « commercial » de ces shows et autres spectacles tirés par les cheveux, sans âme, sans saveurs ; il reste encore dans le circuit, des divas, des légendes vivantes, des reines. Dionne Warwick en fait partie et nous le souhaitons, pour longtemps encore, suscitant en nous, cette envie de : Make we want to love again…, the really stage.

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