Elida Almeida, un bijou qui nous arrive tout droit du Cap-vert.

Elle est toute heureuse d’être sur scène, elle est se donne à fond pour communiquer cette joie et ce d’autant plus, lorsque ses compatriotes, comme une seule voix, entonnent chacune de ses chansons.

La récente lauréate du prix RFI 2015 et auteure d’un premier et bel album (Ora doci Ora margos = Moments doux Moments amers) de treize titres, semble plutôt agrémenter les moments amers par une aisance et une maturité scéniques à faire pâlir plus d’un. En plus de la douceur de sa voix pour faire voyager dans les émotions.

Belle histoire que celle d’Elida Almeida. Vue dans un cabaret de la place au cap vert, pour la première fois José Da Silva l’approche pour lui proposer de la prendre sous son aile ; la jeune femme semble ne plus croire aux contes de fées. Elle esquive et disparait. Ce n’est qu’en insistant que la ténacité du président de LUSAFRICA finit par payer, transformant les ora margos connues auparavant par la jeune femme en ora doci. Ce qui la propulse aujourd’hui sur la scène internationale.

©Tribune2lartiste / Elida Almeida

©Tribune2lartiste / Elida Almeida

 

Ora doci Ora margos, premier jet dont 11 des textes sont signés de la main d’Elida Almeida comme auteure-compositeur. C’est dire qu’en plus de bien interpréter les textes, elle sait d’abord les écrire. Un album qui résume l’ile, qui navigue entre chaleur et cette mélancolie séculaire qu’incarnaient déjà en son temps Cesaria Evora, mais avec une griffe appartenant bel et bien à Elida Almeida.

Présente au Maroc parmi les artistes invités, pour soutenir son projet, la capverdienne a fait sensation sur la scène de Visa For Music au théâtre Mohammed V, devant des spectateurs médusés par tant d’énergie, d’entrain et de maitrise (ici). Son interprétation, sa capacité à créer de l’empathie, son assurance et un certain enthousiasme ont été parmi les ingrédients de sa prestation réussie.

Première scène africaine hors des frontières de son pays,elle nous confiait quelques instants après sa prestation : J’ai beaucoup aimé être ici au Maroc, qui est ma première prestation hors du cap vert sur le continent africain. Beau public et surtout de voir que j’étais soutenue par mes compatriotes cela a été très fort. J’ai vraiment pris du plaisir ici au Maroc.

Lancée comme elle l’est, on est certain d’entendre et de voir Elida Almeida partager sa joie de vivre sur différentes scènes du monde. Son album Ora doci Ora margos, est sa véritable carte de visite, mais quelle belle carte chantée!

En écoute: »Nhu Santiago »: Elida Almeida